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Histoire des MELH
 
 
 
 

Le 24 frimaire an XIV (16 décembre 1805), de son quartier de Schönbrunn, Napoléon Ier décrétait l’établissement des Maisons impériales d’Éducation pour les filles des Légionnaires civils et militaires. La première de ces maisons fut ouverte au château d’Ecouen en 1807 et dirigée par Madame Campan, première Surintendante. Le comte de Lacépède, premier Grand Chancelier de la Légion d’honneur, aidé par Madame du Bouzet, seconde Surintendante, fit installer la deuxième maison dans l’abbaye de Saint-Denis en 1811, conformément au décret national du 25 mars 1809.

 

Portrait de Madame Campan
Pour célébrer la naissance de son fils, futur Louis XIV, à Saint-Germain le 5 Septembre 1638, Anne d’Autriche avait fait élever à proximité de la chapelle de Saint-Fiacre un couvent des Augustins, dont les bâtiments encore debout en 1811 furent destinés par Napoléon Ier à l’internat des orphelines de Madame de Lezeau. Cet orphelinat devint, sous Louis XVIII, en 1816, la troisième Maison d’Éducation de la Légion d’honneur, après Ecouen et Saint-Denis.


Tableau allégorique de la fondation des
Maisons de la Légion d’honneur par Napoléon

Entièrement reconstruite sous Napoléon III, puis enveloppée de constructions nouvelles, en 1962, la Maison des Loges accueille depuis lors, le premier cycle de l’enseignement secondaire (la Maison d’Ecouen étant transformée en Musée national de la Renaissance). Des générations de demoiselles : filles, petites-filles ou arrière-petites-filles de Légionnaires se sont donc succédé dans ces Maisons d’Éducation. Les filles, petites-filles ou arrière-petites-filles des membres de l’Ordre national du Mérite y sont également admises maintenant, ainsi que les filles, petites-filles et arrière-petites-filles de Médaillés militaires.

Le château d’Ecouen
Bicentenaire de la fondation des Maisons en 2005
Ces Maisons ont survécu à tous les régimes politiques sous deux Empereurs, trois Rois et quatre Républiques. Elles gardent en mémoire l’esprit du fondateur, qui comblait un vide en matière d’éducation féminine.    
 
 
 
 
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